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Etat des lieux sur l’éducation dans le canton de Dammartin-en-Goële mardi 15 juin 2010 à 20h30 à Othis Hier soir à Othis, à l’initiative de Bernard Corneille, Conseiller général du canton de Dammartin-en-Goële, s’est tenue une réunion publique destinée à dresser un état des lieux sur la situation de l’éducation dans le canton.
Préparée et organisée avec le SNES, la FCPE, la FSU, des parents d’élèves et des enseignants, l’objectif était de dresser un constat objectif et partagé avec enseignants, élus, éducation nationale, parents et personnels et de dégager des pistes d’amélioration pour l’avenir des enfants du canton.
En présence de Charlotte Blandiot-Faride, Conseillère régionale, de Monique Delessard, Vice-présidente du Conseil général chargée de l’éducation et des collèges, de Jean-Pierre Bontoux, Vice-Président chargé de la jeunesse, du sport et de la prévention spécialisée et de plusieurs élus locaux, les 120 personnes réunies ont partagé le constat dressé chiffres à l’appui, et ont pu témoigner et débattre de la situation et de l’avenir.
Ce canton connait en effet plusieurs spécificités : c’est un territoire rurbain, où les problématiques de transport sont particulièrement prégnantes pour se déplacer vers les lieux d’enseignement. La proximité de l’aéroport de Roissy nécessite de développer certaines formations, autres que la logistique, et de trouver par exemple de nouvelles modalités d’apprentissage de l’anglais pour l’accès aux emplois de la plateforme. Des évolutions sont en cours, certaines satisfaisantes, comme l’ouverture d’un prochain lycée à Dammartin en 2012, d’autres scandaleuses, comme la fermeture annoncée du CIO de Dammartin-en-Goële, service de proximité essentiel pour les élèves.
Et le constat établi a été sans appel : Dans le primaire, les effectifs de la circonscription sont en constante augmentation. Le retard pris par rapport au département dans son ensemble se comble peu à peu, mais il convient de noter que le département est classé 100ème sur 100 en terme de taux d’encadrement et également en queue de classement en nombre d’élèves par classe. La formation des enseignants en poste n’existe plus, les remplaçants ne sont pas en nombre suffisant, les auxiliaires de vie scolaire ne peuvent accompagner les enfants handicapés que 6 à 9 heures par semaine, les interventions des personnels de RASED pour les enfants en difficulté se font de plus en plus rares.
Le constat dressé n’a pas été meilleur pour le secondaire : si les effectifs sont à peu près constants depuis quelques années dans les 5 collèges du canton, les effectifs par classe augmentent et sont régulièrement au-dessus de la moyenne départementale et le nombre de professeurs se réduit. Le nombre de professeurs non titulaires est en constante augmentation. Au lycée, les effectifs ont baissé, ce qui est satisfaisant. Mais cette baisse s’est accompagnée d’une réduction du nombre de divisions et de professeurs telle que les effectifs par classe ont augmenté. Et si les résultats au baccalauréat s’améliorent depuis quelques années, le lycée de Longperrier accueille des élèves qui le choisissent par défaut, en raison du manque d’offre en séries technologique et professionnelle à proximité. Le pourcentage de poursuite des études supérieures est faible.Il a été également souligné la pénurie d’infirmières, de médecins scolaires ou de conseillers d’orientation psychologues (1 pour 1560 élèves sur le secteur).
Les réformes en cours au lycée (accompagnement personnalisé avec des classes de 30 élèves par exemple) ou à venir avec les suppressions de postes annoncées n’augurent rien de bon. Au-delà de la problématique du canton, il a été souligné l’importance à accorder à l’éducation qui n’est malheureusement plus vue comme un investissement sur l’avenir mais comme un coût sur le court terme. Les participants ont affirmé leurs inquiétudes quant aux évolutions actuelles qu’ils considèrent comme majeures, l’école étant à la croisée des chemins. Ils ont souligné que l’importance de la mobilisation à la présente réunion illustrait ces inquiétudes.
Dans un canton rurbain, où les problématiques de transport sont prégnantes et où la population est en constante hausse démographique, il convient d’anticiper les évolutions, de travailler à la diversification de l’offre de formation, de dispenser un service d’orientation à la hauteur des besoins et de préserver des moyens essentiels à une éducation de qualité, par exemple en travaillant à la baisse des effectifs par classe et à un taux d’encadrement suffisant.
Ce constat et ces propositions seront adressés aux décideurs et acteurs de l’éducation nationale qui, bien que s’étant excusés de ne pouvoir participer à la réunion, ont la capacité d’agir et de faire évoluer les choses.
Rendez-vous a été pris avec les participants à l’automne prochain pour se retrouver de nouveau afin de voir si des leçons ont été tirées de cette réflexion et si les nouvelles mesures appliquées à la rentrée ont amélioré ou détérioré la situation.Télécharger la présentation powerpoint


_______________________________________ Communiqué de presse - 20 mai 2010Face à l’inertie des pouvoirs publics à l’égard des victimes de la sécheresse 2003, les communes de la Coordination Départementale Solidarité-sécheresse Seine-et-Marne restent mobiliséesLa conférence de presse du 19 mai dernier s’est déroulée en présence de José Hennequin, maire de Villeparisis Bernard Corneille, conseiller général et maire d’Othis Nicole Bricq, sénatrice de Seine-et-Marne Jean Prigent, responsable du Collectif de défense des sinistrés du 77 d’élus membres de la coordination départementale et d’habitants de Seine-et-Marne victimes de la sécheresseSur 196 communes touchées par la sécheresse de l’été 2003, 136 communes de Seine-et-Marne n’ont pas été reconnues en catastrophe naturelle. Des pavillons s’affaissent dans le sol et se fissurent. Ces dégâts importants et en continuelle évolution sont des conséquences directes de la sécheresse. Pourtant, ils ne sont pas reconnus comme catastrophe naturelle. Un statut et donc des indemnités refusés à ces sinistrés. Certaines victimes restent perplexes face au traitement des dossiers par les pouvoirs publics. Une habitante de Bois Fleuri (à Villeparisis) constate que les dégâts de sa maison sont les mêmes que ceux de son voisinage proche, eux reconnus catastrophe naturelle, parce que sur le territoire de la commune voisine. A bout de force, la Villeparisienne voudrait simplement que sa « maison arrête de bouger et de s’enfoncer ».
Les co-présidents de la coordination solidarité-sécheresse José Hennequin, maire de villeparisis, et Bernard Corneille, Conseiller général et maire d’Othis, au nom de la coordination départementale solidarité-sécheresse, ont souhaité alerter l’opinion publique par l’organisation de cette conférence de presse, les voies administratives et judiciaires n’aboutissant pas. « Après les demandes de reconnaissance en catastrophe naturelle, les recours, les courriers,… il ne faut pas abandonner. Nous restons investis aux côtés des sinistrés » explique Bernard Corneille.
Nicole Bricq, sénatrice de Seine-et-Marne note que « des victimes de la sécheresse 2003 ont été sacrifiées pour des considérations budgétaires. Les procédures ont été inégales d’un département à un autre et même d’une commune à une autre ».La sénatrice, les élus de la coordination départementale Solidarité-sécheresse Seine-et-Marne et le Collectif de défense des sinistrés de 77 vont demander un nouveau rendez-vous avec le préfet, la demande d’audience au Premier Ministre n’ayant pas abouti. « Il faut quitter la République de la parole et passer à l’action pour montrer que nous sommes toujours engagés dans ce combat », affirme José Hennequin, décidé à associer le Président du Conseil général et prêt à solliciter l’aide de l’Union des Maires de Seine-et-Marne.
Tous restent donc mobilisés et continueront à solliciter les pouvoirs publics. _______________________________________ Après différentes actions et mobilisations collectives (manifestations, conférence de presse) des élus, dont Bernard Corneille, Conseiller général, les enseignants et les parents interpellaient en décembre dernier le Ministre de l’Education nationale sur la décision prise, sans aucune concertation, de fermer le Centre d’Information et d’Orientation de Dammartin-en-Goële et de rattacher les élèves concernés au CIO de Chelles, situé trente kilomètres plus loin.Ouvert le seul mercredi après-midi par semaine depuis la rentrée de septembre, sa fermeture définitive devait intervenir en avril 2010. Cette décision était contestée par de nombreux élus, personnels, syndicats et parents la considérant comme plus que dommageable pour les élèves du secteur. Bernard Corneille avait relancé le Ministre pour obtenir un rendez-vous en mars dernier.
Une rencontre a eu lieu depuis, non pas au Ministère, mais au Rectorat, et sans la présence du Conseiller général, d’enseignants ou de parents. « Une délégation composée sur mesure pour accepter l’inacceptable, maintenir temporairement le CIO sous respiration artificielle et repousser la mort de ce centre qui interviendra inévitablement un jour ou l’autre » estime Bernard Corneille.
Car la solution trouvée à l’issue de la rencontre au Rectorat consiste à maintenir le CIO avec un fonctionnement semblable à celui mis en place en septembre 2009 qui consistait à l’ouvrir les seuls mercredi après-midi. Un fonctionnement dénoncé depuis des mois par les élus, les parents FCPE et les enseignants SNES.
« Sur un bassin de vie qui compte près de 45 000 habitants, où la population, jeune, est en constante hausse démographique, et où un second lycée va prochainement voir le jour, les problèmes d’orientation sont cruciaux. Alors que des besoins supplémentaires, compte tenu des besoins nouveaux, seraient parfaitement justifiés, ce fonctionnement a minima, une demie journée par semaine, est un net recul, et la fermeture, à terme, un parfait scandale » selon le Conseiller général.
Il juge la proposition d’autant moins compréhensible que le Président de la République parlait il y a quelques mois de rénover le système d’orientation, de ne plus laisser aucun jeune seul face aux choix, d’avoir des tuteurs, des conseillers, ou des rendez-vous tout au long de sa scolarité.
Il affirme que le CIO de Dammartin doit être ouvert tous les jours de la semaine, pour que chaque élève puisse s’y rendre et trouver porte ouverte, conseils personnalisés et accompagnement humain.
Bernard Corneille, le SNES et la FCPE ont donc adressé une lettre ouverte au Ministre pour s’opposer à la solution trouvée et réitérer leur demande de rendez-vous pour trouver une issue favorable, dans l’intérêt des collégiens et des lycées du secteur.
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